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Compte rendu 1er degré du CDEN du 18 février 2021

vendredi 19 février 2021

Le CDEN, qui suit le CTSD de carte scolaire de rentrée est, selon les règles ministérielles, la dernière étape du processus d’ouverture et de fermeture de classes. Pour le SNUipp-FSU 22, qui demande un plan d’urgence pour l’École partout en France, des améliorations peuvent encore être obtenues. Compte rendu d’instance pour les questions du 1er degré et déclaration préalable de la FSU 22 à lire ensuite.

Pas d’améliorations obtenues (quatre équivalents temps plein de poste à rendre au ministère par la direction académique), si ce n’est la promesse du directeur académique « d’étudier attentivement » ou « d’être vigilant » sur les situations de trois écoles en fin d’année scolaire, voire même à la rentrée...
Cela ne diminue pas la détermination du SNUipp-FSU à agir pour obtenir un plan d’urgence pour l’École et tous ses besoins (en classe et hors la classe), afin de ne pas prendre aux uns pour donner aux autres.

Compte rendu du conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN) du 18 février 2021

Le préfet est représenté par le sous-préfet d’arrondissement de Dinan Bernard Musset, étant occupé au même moment à accompagner la ministre Jacqueline Gourault, en visite dans les Côtes-d’Armor.

Le sous-préfet d’arrondissement se dit aussi compétent que le préfet en titre (que nous jamais encore vu, ni en instance, ni en délégation syndicale). C’est comme si le préfet était avec nous, selon ses dires !
Pour lui, l’expression des représentant.es au CDEN est essentielle.
Mais selon lui, les déclarations préalables des organisations syndicales sont toutes négatives. Des choses sont vraies, d’autres fausses !
Il faut s’inscrire dans une forme de solidarité avec notre école, nos enfants.
Autre point : l’évènement climatique. M. le sous-préfet d’arrondissement a été sollicité par de nombreuses communes au sujet de la neige.
Ce sous-préfet d’arrondissement se demande comment fonctionneraient les communes de montagne si tous les services publics fermaient dès qu’il neige ! Heureusement que toutes les écoles n’ont pas fermé pour que les parents aillent travailler. Il ne fallait tout de même pas prendre de risque. La neige ne peut pas contraindre à la fermeture des Services publics !

La crise sanitaire

Dixit le sous-préfet d’arrondissement, il y a une formidable solidarité commune. Il faut saluer le courage des enseignants. Les enseignants sont épuisés par cette crise et ceci depuis le début de l’année. Ce sont les personnels de l’Éducation qui maintiennent le système debout.
C’est la France qui a la plus grande capacité de test en Europe, quatre tests par seconde !
Selon le sous-préfet d’arrondissement, un CDEN n’est ni un comité technique ni une instance de dialogue social !

Le sous-préfet d’arrondissement insiste sur la solidarité (il précise avoir 60 ans). Au lieu de batailler sur les chiffres, les regrets, on doit chercher le meilleur dénominateur commun pour l’école !

La FSU 22 par la voix du SNUipp 22 rétorque qu’elle n’a pas demandé l’adoption par la majorité parlementaire d’une loi de "transformation de la Fonction publique" qui supprime le paritarisme (permettant de porter la voix des personnels et de les défendre).
Le jour où il n’y aura plus de dialogue social permis par par la loi, il n’y aura plus de déclarations préalables trop longues, ni d’instances prolongées, puisqu’il n’y en aura plus du tout !
Il inacceptable pour la FSU 22 d’instaurer un cadre restrictif et contraint, qu’il s’agisse du temps de parole ou du contenu des expressions syndicales lors de cette instance du CDEN.
En outre, on ne peut pas comparer les Côtes-d’Armor aux zones de montagnes, autrement équipées en moyens de déneigement et de salage en cas de verglas extrême ! Le problème a moins résidé dans la neige, que dans un verglas important qui a rendu la circulation plus que dangereuse dans certains secteurs du département.

Le sous-préfet d’arrondissement revient sur le règlement intérieur de 1983 qui précise que les présidents du CDEN « sont les garants de la bonne tenue et du déroulement des discussions ». Deux heures de déclaration c’est trop !

Cinderella Bernard (Conseillère départementale) :
« Vous ne faites pas le lien entre la crise sanitaire et ce que vivent les enfants, pourtant, il en existe un. »
Le sous-préfet d’arrondissement : ce que vous avez dit est très intéressant.
Le sous-préfet d’arrondissement maintient la nécessité d’échanger.
Mme Bernard, conseillère départementale, demande communication du nombre d’élèves signalés par les enseignant.es aux RASED et en attente d’un suivi par le réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (en nette augmentation dans de nombreuses écoles).
Pas de réponse de la direction académique (qui impose d’ailleurs aux écoles selon les injonctions ministérielles les remontées d’autres chiffres "plus importants" pour la politique éducative menée actuellement par JM Blanquer).
La conseillère départementale dénonce en outre le rédéploiement à moyens constants de deux demi-postes RASED (Ploumilliau et Pléstin-les-Grèves) vers une autre circonscription.

Le directeur académique :
Sur la question des tests, les élèves sont testés par les infirmières et les médecins scolaires. Il y a une déception, : seule une petite centaine de volontaires (élèves et personnels). Il existe une attente d’instruction sur les test salivaires.
À propos des masques : tout va bien ! Selon les derniers usages, le CDEN se tient en soirée, mais à cause du couvre-feu, cela n’a pas été possible (curieux pour un CDEN en visio conférence : risquons-nous des contrôles dans les tuyaux de l’internet ?).

Chiffres concernant les cas Covid :
33 cas de COVID 19, des chiffres en baisse !
Les résultats des élèves de CE1 en fragilité sont proches des standards selon les évaluations nationales CP et CE1.
Les vacances apprenantes sont un bon dispositif pour remettre le pied à l’étrier des élèves (avec des remerciements à la ligue de l’enseignement). Les résultats sont très bons !
Oui, on constate des problématiques psychologiques, mais il ne faut pas fermer les écoles.
Ce seront les dernières à fermer. Les stages de remises à niveau sont formidables, extraordinairement surprenants ! Malgré la fatigue des enseignant.es, tout s’est bien passé. Les résultats sont extraordinaires, même s’il existe des fragilités. Il n’y a pas de décrochages scolaires. L’effort doit être maintenu. MERCI à tous les personnels qui s’y engagent !

Le secrétaire général de la direction académique du 22 :
L’académie a perdu 23 000 élèves dans le 1er degré ces cinq dernières rentrées.

L’IENA* présente le projet de carte scolaire :
Retrait de 5 équivalents temps plein de poste (ETP), mais après l’abondement d’un poste par l’académie au titre de la création d’une UEMA (unité maternelle autisme), la balance des postes est de 4 ETP retirés.
Selon la direction académique, il n’y a pas de transfert de postes de la ruralité vers les villes.
Selon elle, le nombre moyen d’élèves par classe diminue. En zone rurale comme en zone urbaine le nombre d’élèves par classe est en baisse 
Ce sont des moyennes, et il en faut bien, qui ne rendent pas compte de la totalité des réalités.
*l’IENA, ou inspectrice de l’Éducation nationale adjointe, est l’adjointe pour l’enseignement du 1er degré de l’inspecteur d’académie/directeur académique.

Le SNUipp-FSU 22 :
Il pourrait exister aussi selon vos décisions des classes à 27/28 élèves comme à Plouha, ou à Dinan La Garaye, ou ailleurs.
Est-ce que le projet d’implantation d’une ULIS à Dinan, en l’occurrence à Roger Vercel est maintenu ?

Le directeur académique :
Le projet est maintenu. Mais à Plouha il y a d’importants écarts entre ce que dit la mairie et ce qui est constaté par l’inspection. Cependant la direction académique y accorde une grande vigilance.

Le SNUipp-FSU :
Le diaporama sur les chiffres et les moyennes présenté en début d’instance sera-t-il envoyé aux organisations syndicales ?

Le sous-préfet d’arrondissement :
« Monsieur le directeur académique, je suis un pragmatique ! Dans le règlement il est précisé que les documents doivent être envoyé 48h avant la réunion. Je n’ai pas reçu moi-même ce document évoqué par M. Chiarelli. Tout le monde doit bénéficier des documents avant la réunion ! »

Cinderella Bernard (Conseillère départementale) :
Les écoles de Plouha et de Saint-Julien sont également en difficulté compte tenu de leurs effectifs.
M. Yon, conseiller départemental, demande aussi un moratoire sur la fermeture des écoles.

Le directeur académique :
Si on retenait toutes les prévisions d’effectifs des maires, il y aurait une hausse de la population scolaire !
Le sous-préfet d’arrondissement, après l’intervention du SNUipp-FSU 22, demande le recensement du nombre de classes de plus de 25 élèves.
Le directeur académique répond que la réponse est impossible, mais que le nombre d’écoles à plus de 25 d’élèves de moyenne globalement se compte sur les doigts des deux mains.
Selon le directeur académique, 13 classes ont fermé en zone rurale ou dans de « petites communes », tandis que 17 ont été ouvertes en zone rurale ou en petites communes.

Le SNUipp-FSU 22 affirme qu’il n’est pas légal de globaliser les effectifs de RPI ou "d’écoles multi-sites", comme celle de Plélo-Trégomeur, par exemple, pour fermer des classes.

C. Bernard, conseillère départementale :
Il y a nécessité de maintenir une direction dans chaque école. Il faut défendre l’accueil des deux ans. L’expérience montre que l’accompagnement des familles et des élèves est positif. Quand la direction d’école est centralisée, la communication est moins bonne. Le contact n’existe plus entre les familles.

Le SNUipp-FSU 22 :
La FSU 22 souhaite que dans le 1er degré l’enseignement puisse se tenir en présentiel tant que la situation sanitaire le permettra, mais en protégeant correctement enseignant.es, élèves et familles. En effet, la FSU demande des moyens supplémentaires pour abaisser les effectifs par classe : « nous comptons sur vous, premier représentant de l’autorité académique dans le département et représentant du 1er représentant de l’État dans le département (le préfet invisible !) pour faire remonter nos demandes de créations de moyens pour l’enseignement public. »
C’est bien la scolarisation précoce dès deux ans pour les familles qui la souhaitent, encore existante bien qu’en chute libre depuis des années à la suite des politiques étatiques, qui participe aux bons résultats scolaires dans le département, jusqu’au bac. La FSU 22 s’associe aux maires qui défendent ce qui est parfois le dernier service public présent dans leur commune, l’école.

Le sous-préfet d’arrondissement :
Nous en sommes à plus de 4 heures de réunion. Merci pour votre patience !
Au sujet du Préfet, il est en accompagnement ministériel. Je l’ai informé du résultat des votes 1er degré, de la demande d’un moratoire des fermetures de classe, de la demande « d’un plan d’urgence pour l’École » (ce sont les termes de la demande formulée par le SNUipp-FSU).
Je suis d’accord avec la difficulté d’échanger en visio-conférence, ça manque de lien social.
Je suis inquiet pour l’enseignement de nos enfants. Les risques psychologiques sont bien plus importants (suicide d’une femme de 40 ans à Dinan par manque de contacts sociaux) que les risques sanitaires. Ces situations doivent être reconnues. À propos des moyennes départementales, je voudrais quand même, quand on parle de précarité, qu’elle n’est pas celle de la somme ou l’Aisne où j’ai exercé. Ici on vit bien ! Les chiffres nationaux, régionaux, départementaux sont bons.
J’ai entendu les craintes de 31 élèves par classe, toutes ces situations feront preuve d’attention.

À l’issue des débats concernant la carte scolaire de rentrée 2021 du premier degré, le directeur académique consent à étudier avec attention et vigilance, en fin d’année scolaire, les situations de 3 écoles :
  • Plouha (pour l’éventuel maintien de la classe à fermer en monolingue)
  • Saint-Julien (pour le maintien d’une classe)
  • Dinan la Garaye (pour l’ouverture d’une classe)

Le directeur académique indique qu’il na plus de moyens sur sa dotation départementale en postes. Il s’exprime sur les « écarts importants » entre les prévisions d’effectifs de rentrée 2021 avancées par ces écoles et les prévisions chiffrées telles que retenues par la direction académique.
Le représentant titulaire du SNUipp-FSU 22 a insisté auprès du sous-préfet et de la co-présidente du CDEN afin que les propos de l’IA-DASEN (promettant l’étude attentive de ces cas, donc de ces demandes de maintien et d’ouverture de classes) soient inscrits dans le compte rendu officiel de l’instance).

Vote sur le projet de mesures de carte scolaire premier degré :
Pour : 0
Contre : 16 (dont les voix de la FSU 22)
Abstention : 1 (la Ligue de l’enseignement)
NPPV (ne prend pas par au vote) : 0

Vote sur le taux de l’IRL (indemnité représentative de logement des instituteurs non logés)
Le sous-préfet d’arrondissement
Gel de l’IRL, maintient du taux de base. Il s’agit d’une décision ministérielle. Les loyers n’ont pas augmenté. Il n’y a que 3 instituteurs concernés dans le département (ça coûte trop cher en fait !)

Pour : 0
Contre : 11 (dont les voix de la FSU 22)
Abstention : 5 (au motif que les représentant.es de ces associations complémentaires se disent "non qualifié.es" pour prendre part à ce vote particulier).
NPPV : 0

Vote sur le renouvellement des DDEN (délégué.es de l’Éducation nationale) :

97 DDEN se présentent. Le directeur académique demande s’il y a des oppositions.
Pour (la liste présentée) : 16 (dont les voix de la FSU 22)
Abstention : 1
Contre : 0
NPPV : 0

Déclaration de la FSU 22 au CDEN de rentrée 1er et 2nd degrés du 18 février 2021

À Monsieur le Préfet des Côtes-d’Armor
À Monsieur le Président du Conseil Départemental des Côtes-d’Armor
À Monsieur le Directeur Académique des services de L’Éducation nationale des Côtes-d’Armor
À Mesdames et Messieurs les membres du CDEN

La rentrée 2021 se prépare avec un budget qui n’est pas à la hauteur des enjeux de la situation exceptionnelle dans laquelle nous sommes. La prochaine rentrée s’annonce une nouvelle fois très difficile dans le département.

Les dotations en baisse vont considérablement dégrader la prise en charge des élèves des établissements du second degré dont les effectifs dans les classes s’alourdissent de nouveau. Déjà, de nombreux établissements scolaires nous ont alerté sur ce point. Nous pouvons vous citer pour exemple les collèges de Callac, Loudéac, Coppens de Lannion… les lycées de Dinan, Lannion, Lamballe, Saint-Brieuc…
Le volant d’heures supplémentaires imposées aux enseignants va inévitablement peser sur les conditions d’exercice du métier et les conditions d’apprentissages de nos élèves alors que les collègues s’épuisent déjà au quotidien. Il va aussi générer des mesures de cartes scolaires particulièrement injustes et des compléments de service incompréhensibles. Sur ce point, la situation des collègues amenés à compléter leur service sur un autre établissement alors qu’il y a les heures (en HSA) dans leur établissement est clairement insupportable.
Les établissements scolaires en milieu rural sont particulièrement impactés avec ce mode de gestion qui diminue la présence effective d’enseignants dans ces territoires qui se sentent alors abandonnés.

Alors que les conseils d’administration se tiennent actuellement dans les établissements scolaires, les familles et les personnels découvrent l’ampleur des suppressions de postes envisagées, mais aussi la réduction de l’offre de formation, la diminution des cours à effectif allégé, la mise en concurrence des disciplines.

Dans les écoles publiques, la direction académique veut imposer 32,5 fermetures de classes, ignorant l’attention particulière accordée au rural pourtant formulée par le recteur dans les documents du CTA (comité technique académique) du 19 janvier dernier.

Pour améliorer les conditions de rentrée, il est nécessaire de doter les établissements en heures-postes à la hauteur des besoins, sur la base d’un constat clair des effectifs, et de transformer, dès à présent, des HSA en heures-postes afin d’améliorer la prise en charge de tous les élèves.
Compte tenu du contexte sanitaire et de la politique éducative de Jean-Michel Blanquer qui a creusé les inégalités à tous les niveaux, il est indispensable, pour l’année scolaire prochaine, d’abaisser le nombre d’élèves par division et par classe. Le ministre lui-même ne prône-t-il pas des effectifs allégés en éducation prioritaire, en Grande section et en CP ?

Pour la FSU 22, aucune classe, quelle qu’elle soit, ne doit dépasser les 25 élèves en primaire, à l’heure où l’injonction de l’école inclusive, sans les moyens nécessaires, est devenue prégnante.
Il s’agit de créer des postes à la hauteur des besoins de la prise en compte des élèves à besoin particuliers dans les écoles. Pourtant, aucune création d’ULIS dans le 1er degré, aucune pour les RASED déjà mis à mal, quasiment rien pour les élèves allophones primo arrivants, si ce n’est à Ploufragan.

La gestion de la crise sanitaire par le gouvernement est chaotique : manque de masques, de tests, et aujourd’hui de vaccins, valse des protocoles dont le dernier assoupli en catimini au détriment de la santé des élèves, des personnels et des familles.
Les arbitrages différés, l’organisation à géométrie variable de l’enseignement « hybride » selon les établissements génère la confusion et le stress pour les élèves et les familles et des inégalités entre établissements. Les écarts de traitement entre les réseaux public et privé confessionnel poussent parfois les parents à demander le retour en classe entière à l’heure où, au contraire, les scientifiques préconisent de tout faire pour limiter la circulation du virus et de ses variants.

Alors que l’année 2020 a été des plus chaotiques pour la continuité scolaire, il est urgent de donner à l’école les moyens de fonctionner à plein, a fortiori en période de pandémie, en abaissant les effectifs. C’est la raison pour laquelle la FSU revendique un plan d’urgence pour l’École, de la maternelle au lycée.

En outre, les écarts de traitement sur la question de l’Éducation Physique et Sportive (classes « danse CHAD » en lien avec les conservatoires autorisés à pratiquer en salle, pratique physique possible en gymnase à l’université et pas dans les premier et second degrés…) créent confusion et incompréhension chez les élèves et les parents. Ils impactent fortement le moral des professeurs d’EPS, usés, qui se sentent clairement maltraités car amenés à travailler dans des conditions inacceptables. Le mépris affiché nous questionne beaucoup car il révèle, encore une fois, la méconnaissance du métier : enseigner l’EPS n’est pas faire « gigoter » nos jeunes, comme voudrait le faire croire notre Ministre. Le buzz autour du dispositif « 30’ de sport par jour » ne doit pas faire oublier les besoins réels en heures d’enseignement.

La réforme de la formation, prévue pour la rentrée prochaine, est catastrophique en la matière. Elle se traduit par une chute vertigineuse et historique des horaires de formation en EPS.
Communiquer sur les enjeux de santé avec « Bouger 30 minutes » ne répond pas à la question du sport aujourd’hui. D’ailleurs, la Cour des comptes, dans son rapport sur « l’École et le sport », préconise de « rendre plus effectif l’enseignement de l’EPS à l’école primaire ».

La crise a montré l’importance des Services publics présents partout sur le territoire, pourtant, les différentes réformes en cours vont dans le sens d’un affaiblissement et d’une précarisation. Outre la loi de la Transformation de la Fonction Publique qui a supprimé le contrôle que les commissions administratives paritaires exerçaient depuis 75 ans sur les opérations de carrière, plusieurs projets suscitent des craintes. Ainsi, le projet de loi 4D, qui représente potentiellement une nouvelle étape de la décentralisation, menace la santé des élèves et leur réussite scolaire par le transfert de la santé scolaire à des départements en situation budgétaire compliquée, ou des adjoints gestionnaires placés sous l’autorité fonctionnelle des collectivités territoriales… en attendant, demain, une nouvelle tentative de transfert de l’orientation scolaire à la région ?
La FSU s’oppose à ce projet de loi et exige le maintien des personnels dans la Fonction publique d’État.

La FSU 22 dénonce la volonté du ministère de mettre dès à présent, en application son projet d’auto-évaluation des établissements scolaires contenu dans la loi « pour une école de la confiance » de juillet 2019, alors que les personnels des établissements scolaires se débattent avec la mise en place des protocoles sanitaires successifs et luttent pour corriger les inégalités consécutives au confinement. Poursuivre ce dispositif chronophage et abscons est une maltraitance de l’institution. Cette auto-évaluation vise à faire porter à l’établissement la responsabilité des difficultés rencontrées. La FSU demande au ministre de renoncer à ce dispositif qui n’a rien à voir avec la nécessité de faire des diagnostics puis de fixer, à tous les établissements, sur tout le territoire, des objectifs ambitieux à la condition sine qua non de leur donner tous les moyens humains et matériels nécessaires pour les réaliser.
Les « performances » immédiatement quantifiables mesurent des indicateurs, mais pas la qualité du Service public d’éducation qui a pour objectif le progrès de fond sur le long terme.

De la même manière, alors que la formation initiale est un enjeu essentiel, la réforme des concours et des masters MEEF va conduire à compliquer l’année du concours, à précariser les étudiants contractuels à tiers-temps en classe deux années consécutives pour 660€ net mensuels et à rebasculer les stagiaires à temps plein comme en 2010.

Du côté des traitements, ce n’est pas la soi-disant revalorisation indigente sous forme de primes, laissant de côté les deux tiers des enseignant.es et négligeant les autres personnels, qui permettra d’améliorer le pouvoir d’achat en constante diminution depuis 10 ans.

La FSU revendique le dégel du point d’indice et une refonte des grilles indiciaires pour un véritable rattrapage salarial.

Dès le 1er décembre, des personnels parmi les plus précaires, en première ligne dans la lutte contre le virus, notamment dans les couloirs et sur le temps de la restauration, les AED (assistants d’éducation), se sont massivement mobilisés pour revendiquer entre autres une amélioration de leurs conditions de travail, une meilleure rémunération et des perspectives professionnelles. Leur rôle indispensable dans les établissements doit être reconnu.

La semaine dernière, était la date anniversaire de la Loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, qui a 16 ans. A cette occasion, la FSU 22 tient à attirer l’attention des instances départementales sur la situation des AESH qui ont subi une dégradation de leurs conditions de travail avec l’instauration des PIALS et qui, à ce jour, ne font l’objet d’aucun bilan malgré nos demandes répétées.
Les AESH sont une nouvelle fois les grand.es oublié.es du budget 2021 car, aucune revalorisation de salaire n’est prévue pour ces personnels. La FSU 22 exige également le recrutement immédiat des AESH manquant.es pour accompagner tous les élèves dont la MDPH a notifié un accompagnement. Ils sont une soixantaine à ce jour.

Après des années de stagnation, la FSU 22 demande la revalorisation de l’indemnité représentative de logement due aux institutrices et instituteurs non logés. Son montant, fixé au niveau départemental reste toujours inférieur à la dotation spéciale instituteurs allouée par l’État, y compris pour les institutrices et Instituteurs mariés ou célibataires avec enfants à charge. Ce versement ne concernait que trois enseignant.es en 2019. Cette revalorisation de l’indemnité, après une perte sensible de pouvoir d’achat de ces collègues en fin de carrière et appartenant d’ailleurs à un corps de la Fonction publique en voie d’extinction, n’alourdirait en rien les dépenses des collectivités concernées !

Enfin, à l’heure où les prévisions météorologiques sont fiables, où la puissance publique informait d’une vigilance orange neige et verglas, la FSU 22 dénonce la mise en danger des enseignant.es, aides humaines et élèves des écoles publiques les 10, 11 et 12 février. Le 12, la Préfecture elle-même sur son site invitait les personnes à ne pas circuler sur le verglas.
Or, contrairement à nombre d’écoles privées ou d’établissements publics du second degré qui avaient fermé pour cette raison, contrairement au Conseil Régional qui interdisait les transports scolaires, les services de l’État ont pris la mesure de l’urgence en temporisant, c’est-à-dire en décidant d’attendre le dégel !

Ainsi, avec les écoles publiques laissées « ouvertes », des maîtresses d’école ont dû prendre des risques importants pour rejoindre une école éloignée, sauf à réduire l’effectif des enseignant.es pour y accueillir des élèves finalement mélangés entre classes différentes, cela malgré le non brassage imposé par le protocole sanitaire et avec des espaces extérieurs transformés en patinoire. D’autres encore ont dû encadrer les élèves sans accueil périscolaire ni service de restauration. Heureusement que des maires avisés avaient obtenu la fermeture des écoles publiques de leur commune ! Il ne suffit pas d’appeler les citoyen.nes à prendre leur responsabilité. La Préfecture et les services de l’État doivent prendre les leurs.

Étrange et paradoxal que ce refus de fermer les écoles un jour ou deux, quand au même moment, l’académie ferme définitivement une trentaine de classes de notre département ! La FSU 22 demande la mise en sécurité et le respect des enseignants au service de l’État. Elle continuera de le faire inlassablement.

Je vous remercie de votre attention.


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