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Les décisions de l’IA-DASEN après le CTSD du 11 février 2021

jeudi 11 février 2021

Les représentant.es SNUipp et FSU ont déployé toute leur énergie pour soutenir les demandes que vous leur aviez confiées. Malheureusement, ce ne sont pas les objectifs de résorption des inégalités scolaires dans le public et d’amélioration de la réussite des élèves qui prévalent pour notre actuel ministère, mais la seule gestion budgétaire de moyens insuffisants pour les écoles du département, leurs personnels et les élèves. Pas d’amélioration après les deux instances, en termes de moyens d’enseignement et de traitement des difficultés scolaires... À lire, la déclaration préalable du SNUipp-FSU 22 au second CTSD de repli et le compte rendu SNUipp de l’instance.

Voici le détail des mesures. Aucune évolution positive depuis les quelques bougés arrachés en fin d’instance le 3 février 2021 ! D’emblée, le directeur académique a annoncé qu’il n’avait pas d’autres moyens à engager, aucune réserve départementale de postes.
Le SNUipp-FSU 22, sans accepter une logique globale de restriction budgétaire et de retrait de postes, a défendu fermement chaque demande qui lui avait été confiée. Par ailleurs et selon le règlement intérieur, il n’y a pas de vote à l’issue d’un second CTSD de repli.

Divizoù an IA-DASEN goude CTSD an 11 a viz C’hwevrer

Malgré des conditions météorologiques plus que difficiles (neige et verglas), une cinquantaine de personnes était rassemblée devant la direction académique à l’appel du SNUipp-FSU 22 ce jeudi 11 février, avant l’accueil des délégations d’école. Preuve de la ténacité des usagers et des financeurs (communes) à conserver une école publique de proximité et de qualité. Il faut également rappeler que le SNUipp-FSU 22 était le seul syndicat à avoir mobilisé certain.es de ses représentant.es, pourtant membres du CTSD qui se tenait en parallèle, pour accompagner les délégations d’école !

Déclaration du SNUipp-FSU 22 à lire en bas d’article

Décisions de fermeture de classe

  • Fermeture en école maternelle
    ST BRIEUC Balzac : -1 classe
  • Fermetures en écoles élémentaires
    LANVALLAY -1 classe
    PLOUMAGOAR -1 classe
    ST BRIEUC La Vallée -1 classe
    PORDIC F. Rouxel -1 classe
  • Fermetures en écoles primaires
    BROONS -1 classe
    YVIGNAC-LA-TOUR -1 classe
    QUEVERT -1 classe
    CAULNES -1 classe
    LE VIEUX MARCHE -1 classe
    PLOUVARA -1 classe
    CHATELAUDREN/PLOUAGAT -1 classe
    PLURIEN -1 classe
    LAMBALLE-ARMOR école de MORIEUX -1 classe
    QUESSOY L’hôpital -1 classe
    PLENEUF-VAL-ANDRE -1 classe
    JUGON-LES-LACS COMMUNE NOUVELLE -1 classe
    LAMBALLE-ARMOR Mathurin Méheut -1 classe
    LANNION Pen Ar Ru -1 classe
    LANNION Servel -1 classe
    LANNION J. Morand -1 classe
    LOUANNEC -1 classe
    LANVOLLON MONOLINGUE -1 classe
    PLOUEZEC MONOLINGUE -1 classe
    PLOUHA MONOLINGUE -1 classe
    YFFINIAC -1 classe
    SAINT-JULIEN -1 classe
    BINIC-ETABLES-SUR-MER La vigie -1 classe
  • Fermetures en RPI (regroupements pédagogiques intercommunaux)
    PLEVEN/LANDEBIA -1 classe
    TREGOMEUR/PLELO -1 classe
    COHINIAC/QUINTIN -1 classe
  • Fermetures en bilingue
    LANNION ST ROCH -1 classe

Décisions d’ouvertures de classe

  • Ouverture en école maternelle
    PLENEE-JUGON +0,5 classe
  • Ouverture en école élémentaire
    TREMUSON +1 classe
  • Ouvertures en écoles primaires
    PLEUDIHEN SUR RANCE +1 classe
    BEAUSSAIS SUR MER +1 classe
    BOBITAL +1 classe
    PLOUARET +1 classe
    TREDREZ-LOCQUEMEAU +1 classe
    PLAINE-HAUTE +1 classe
    SAINT-CARREUC +1 classe
    TREVE +1 classe
    PLERIN J. Ferrat +1 classe
    PLERIN G. Léjon +1 classe
    ST BRIEUC Ville Hellio +1 classe
    ST BRIEUC J. Nicolas +1 classe
  • Ouverture en RPI (regroupement pédagogique intercommunal)
    SAINT-VRAN +1 classe
    PAULE/PLEVIN +1 classe (avec 1/4 de décharge de direction pour le RPI "concentré", soit une journée hebdomadaire, à la suite de l’intervention du SNUipp-FSU 22)
  • Ouvertures en bilingue
    VIEUX MARCHE +1 classe
    PLOUMAGOAR ELEM. + 0,5 classe
    LAMBALLE-ARMOR M.Méheut + 1 classe
    COHINIAC/QUINTIN +1 classe
    LANVOLLON +1 classe
    YFFINIAC +1 classe
    PLEDRAN ELEM. +1 classe
    BINIC-ETABLES-SUR-MER +1 classe
    PLERIN ELEM. Harel de la Noë +1
  • Création de poste de CP dédoublé
    LE MENE EST +1 CP dédoublé
  • Évolution des moyens hors la classe
    Décharges diverses : 2,08 ETP (équivalents temps plein)
  • Évolution des postes : Besoins éducatifs particuliers
    - Cela ne relève pas du premier degré, mais après l’interpellation du SNUipp-FSU 22, le directeur académique a enfin annoncé la création d’une ULIS collège à Dinan Vercel, ULIS que nous demandions dans le dinanais - quelque soit son lieu d’implantation - pour assurer la continuité de la prise en charge dans l’enseignement public.
    - Transfert de l’Ulis de Moncontour à Ploeuc-sur-Lié
    - Transfert d’1 ETP rased E (0,5 ETP Ploumilliau + 0,5 ETP Plestin les Grèves) à Broons pour Dinan sud
    - Ouverture d’1 ETP U.E.M.A (unité d’enseignement maternel pour autistes) rattaché à Loudéac Centre
    - Transformation (à moyens constants) de 0,5 ETP prévention illettrisme rattaché à Ploufragan L.Guilloux et de 0,5 ETP Coordonnateur CASNAV : en 1 ETP Coordonnateur CASNAV
    - Transformation - à moyens constants - de 0,5 ETP illettrisme rattaché à Le Mené Est et de 0,5 ETP E.A.N.A (élèves allophones nouvellement arrivés) rattaché à Le Mené Est en 1 ETP E.A.N.A. rattaché à Le Méné Est
    - Ouverture de 0,5 ETP supplémentaire sur poste EANA rattaché à Cesson Croix rouge Saint-Brieuc pour création d’un poste entier UPE2A* itinérant sur les secteurs de St Brieuc Est et Ouest
    *Unité pédagogique pour élèves allophones arrivants
    - Ouverture d’un poste D.A.R. ou Dispositif Auto Régulation : 1 ETP (mais désormais plus rattaché à l’école primaire Guingamp F. Leizour)
  • Fusions d’écoles
    - École maternelle Harel de la Noë PLERIN et Ecole élémentaire Harel de la Noë PLERIN fusionnées en une école primaire Harel de la Noë PLERIN (13,5 classes +1 ULIS)
  • Création d’une direction unique sur RPI déjà existant

- Le RPI constitué par l’école primaire de Paule et l’école primaire de Plévin avec une direction unique pour 3 classes sur deux sites distants (avec une journée de décharge de direction hebdomadaire ; cf ci-dessus)

  • Redécoupage des circonscriptions en lien avec secteurs de collèges
SITUATION RENTRÉE SCOLAIRE 2020 - SITUATION RENTRÉE SCOLAIRE 2021 -
LAMBALLE Ecole primaire Morieux SAINT-BRIEUC EST Ecole primaire Morieux
LAMBALLE Ecole primaire Quessoy l’Hôpital SAINT-BRIEUC EST Ecole primaire Quessoy l’Hôpital
LAMBALLE Ecole primaire Coëtmieux SAINT-BRIEUC EST Ecole primaire Coëtmieux
LAMBALLE Ecole primaire Pommeret SAINT-BRIEUC EST Ecole primaire Pommeret
PAIMPOL Ecole primaire Lanmérin LANNION Ecole primaire Lanmérin

En fin d’instance, une autre organisation a proposé un « vœu » à mettre au vote de la représentation syndicale. Ce vœu portait sur la demande de maintien de toutes les classes, la concrétisation de toutes les ouvertures demandées, la création d’un poste d’enseignant spécialisé à la place du coordonnateur DAR* : le lequel le SNUipp-FSU a voté pour.
6 POUR
1 Abstention

Déclaration préalable du SNUipp-FSU 22 au second CTSD du 11 février 2021

Monsieur le directeur académique,
Mesdames et Messieurs les membres du CTSD

Le 3 février, vous avez un peu révisé le projet de mesures de carte scolaire 2021 en restituant des équivalents temps plein (en dehors des 5 ETP en négatif de la répartition académique et en piochant dans votre réserve, entre guillemets, de postes de titulaires secteur). Le SNUipp et la FSU, mandatés par nos collègues, à l’instar des autres organisations, ont considéré que le résultat final nous empêchait de voter pour.

Nous répétons aujourd’hui que les inégalités scolaires, creusées par la politique éducative actuelle et la situation sanitaire après le confinement, exige un effort national sous la forme d’un plan d’urgence pour l’école, ce pour quoi la FSU se mobilise. Aucune classe du 1er degré public du département ne doit selon nous compter plus de 25 élèves. Or, cela devient inéluctable quand après fermeture, et en scolarisant les moins de trois ans, dans notre département qui subit un dualisme scolaire important, une école connaît une moyenne aux alentours de 23 élèves. Il s’agit pour la FSU 22 de scolariser correctement les élèves accompagnés à inclure – quand ils peuvent l’être - et ceux d’ULIS, cela dans des classes à effectifs réduits.
Où réside l’attention particulière inscrite dans les textes pour les écoles qui accueillent ces classes ULIS ? Nous n’en faisons pas le constat dans les Côtes-d’Armor, c’est la raison pour laquelle le SNUipp revendique les maintiens de classe à Quintin et à Lannion Servel.

Il s’agit de créer des postes de RASED et non de les redéployer. Il en va de même pour les ULIS qui ne sont pas assez nombreuses dans notre département.
Il semblerait d’ailleurs que malgré votre annonce, l’implantation d’une ULIS second degré dans un collège de Dinan soit mal partie. Par ailleurs, nous demandons la création d’une ULIS école dans le secteur de Callac.

Dans un département comme le nôtre qui accueille tous les ans et dans les mêmes territoires des populations allophones, il s’agit de doter les écoles des Côtes-d’Armor de moyens de terrain supplémentaires pour la scolarisation des élèves nouvellement arrivés et non pas seulement des postes pour délivrer des ressources et des conseils à distance aux enseignant.es.
Nous voulons par exemple que l’actuel poste illettrisme/enfants du voyage/CASNAV rattaché à Ploufragan Louis Guilloux perdure sous la forme d’un poste permettant des interventions concrètes dans les écoles, auprès des élèves, comme auprès des enseignant.es.

Jamais, nous ne rentrerons dans le jeu des comparaisons entre effectifs d’école, car chaque commune selon le territoire dans lequel elle s’inscrit, rural, urbain, péri urbain, en zone sensible ou d’éducation prioritaire a ses spécificités et ses contraintes. Mais, reprenant vos dires de l’an dernier et votre promesse de rouvrir une classe dans une école dinanaise de 6 classes, La Garaye, si ses effectifs atteignaient 152 élèves, nous constatons que 161 sont attendus, peut-être plus encore et sans même compter les deux ans. Il est temps de corriger cet oubli maintenant, dans un souci de justice.

Bien sûr, nous présenterons à nouveau et dans le détail d’autres demandes de réouverture ou de maintien de classe en école primaire ou en regroupement pédagogique intercommunal.

De la même manière, quand le recteur dans ses documents du CTA du 19 janvier inscrit parmi ses objectifs la poursuite du développement de l’apprentissage du breton, comment accepter qu’à Guerlédan deux classes bilingues comptant 4 niveaux chacune comptent l’an prochain 27 élèves pour chacune d’elles ? Vous avez accédé à la légitime demande d’accompagnement de la poursuite de la filière à Lanvollon. C’est positif.
Mais nous vous demandons d’attribuer un moyen bilingue à Guerlédan afin de ne pas freiner son développement et d’empêcher une perte d’effectifs.

Plus que jamais, à l’occasion des 16 ans de la loi pour l’égalité des droits et des chances, pour la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, nous répétons aujourd’hui que tous les élèves en situation de handicap dont la MDPH notifie un accompagnement doivent profiter d’une aide humaine, selon un droit opposable. Nous demandons à nouveau, avant de réitérer cette demande auprès du Préfet fin février, qu’il soit procédé à des recrutements immédiats pour cette soixantaine d’élèves en manque d’AESH.

Pour un Service public d’éducation de qualité, de proximité et à visage humain, nous nous opposons aux fusions d’école et à ce que vous nommez étrangement les regroupements pédagogiques intercommunaux « expérimentaux ». Quelle est cette expérience consistant à priver une école particulière d’une commune distincte de directrice ou de directeur d’école ? Chaque école étant une entité administrative séparé, un espace d’enseignement demandant un contact étroit avec les familles, alors chacune d’entre elles, même au sein d’un RPI, doit selon le code de l’Éducation profiter d’une direction et de la quotité de décharge afférente afin d’assurer la continuité quotidienne du Service public et permettre un dialogue nourri avec les usagers. Nous constatons qu’à la suite de notre intervention du 3 février, vous attribuez un jour hebdomadaire de décharge à un RPI concentré à direction unique. Cette situation de direction unique résulte-t-elle d’une réelle concertation des conseils d’écoles et des enseignants ? Nous demandons dans tous les cas que cette décharge soit inscrite dans le marbre, et non pas attribuée pour un an seulement.
Dans la même veine, nous refusons que les effectifs des écoles multi-sites à direction unique ne fonctionnant pas comme des RPI, ou que ceux de RPI ne fonctionnant pas avec échange d’élèves, soient globalisés pour fermer des classes comme à Plélo/Trégomeur ou à Quintin/Cohiniac.

À propos des chiches améliorations annoncées par le ministère en termes de quotités de décharge de direction (38% des écoles concernée seulement en France), nous nous étonnons de ne pas lire dans vos documents l’indication de toutes ces nouvelles quotités pour toutes les écoles de une, deux et trois classes du département qui recevront deux jours supplémentaires par année et pour les 5 écoles primaires de 9 classes qui passeront à une demi décharge. Sont-elles incluses dans les 2,08 ETP de « décharges diverses » ?

Reprenant au mot les annonces ministérielles de l’intervention d’une mission de l’inspection générale des services pour vérifier l’application de points de la circulaire la direction d’août 2020, nous demandons que la promesse d’un temps d’échange entre pair.es directeurs et directrices d’école et que celle de deux jours de formation deviennent effectives au plus vite.

Nous répétons que nous soutiendrons tous les conseils des maîtres qui ne seront pas en capacité, en cette année si particulière, de rédiger le projet d’école en 2020-2021. Reprenant les mots de M. le recteur qui parle de sa rédaction « d’ici la rentrée 2021 », nous considérons que la rentrée 2021 se poursuit plusieurs semaines après l’accueil des élèves, et pourquoi pas jusqu’à la fin du 1er trimestre. A quoi servirait-il alors, après l’acte de notre regrettée collègue directrice Christine Renon qui a cristallisé les difficultés de la direction et l’expression du mal-être de nos collègues, d’organiser des groupes de travail CHSCTD sur ce thème, et dans chaque département des groupes Blanchet leur permettant de s’exprimer ? Toutes et tous ont exprimé leurs besoins et leurs difficultés.
Nous refuserions qu’une pression quelconque s’exerce sur elles et eux si leur conseil des maîtres avait d’autres priorité dans une période si complexe et restrictive que de s’atteler à un exercice formel qui peut être repoussé sans dommage. Le projet de l’école en situation pandémique, c’est de continuer à tourner tant bien que mal malgré l’absence de soutien du ministre.

Mettons en rapport la promptitude de la hiérarchie – souvent en télétravail elle-même - à abreuver la profession de mails pour demander la remontée du projet d’école et le vide absolu de communication dans l’urgence d’un fort épisode neigeux en vigilance orange.
Nos collègues étaient inquiets hier ou le sont encore aujourd’hui. Certains ignoraient s’ils devaient effectuer plus d’une heure de route sur de petites routes enneigées et verglacées. Nous attendons toujours une communication de notre hiérarchie sur son site ou par SMS, afin de garder les collègues concernés en sécurité. N’est-il pas recommandé par la puissance publique, comme celle qui interdit les transports scolaires par exemple, de rester en sécurité pour éviter de possibles accidents ? Or, rien, si ce n’est le silence des étendues neigeuses. Seule l’inspection de Guingamp sud a envoyé un mail pertinent et protecteur. D’autres circonscriptions n’auraient-elles pas connu un fort enneigement ? La neige s’arrêterait-elle aux limites administratives, comme le nuage de Tchernobyl ou le virus de Wuhan ? Certes, on peut toujours se ranger derrière les décisions préfectorales, mais au final, ce sont nos collègues qui prennent les risques sur le terrain et qui ressentent dans cette indifférence le sentiment d’être méprisés. Ces mots sont peut-être forts, mais ils sont vrais.

En outre, il est paradoxal et inadmissible que la deuxième réunion du groupe Blanchet, censé apporter des pistes pour simplifier et alléger les tâches de direction, soit fixée un matin en dehors du temps de travail, le mercredi 10 mars. Inacceptable également, le discours tenu aux directrices et directeurs lors de la réunion de ce groupe sur le nombre trop élevé, selon vos propres critères liés aux carences budgétaires, de notifications MDPH pourtant émises par une structure indépendante à caractère médical et qui décide à la suite d’équipes éducatives pluri-professionnelles. Il nous paraît également inutile à cette occasion d’aligner des rangées de chiffres concernant la covid, éléments qui sortent totalement du champ des conditions de l’exercice de la direction d’école.
Ultime remarque concernant la direction, comment est-il possible qu’un outil numérique imposé dans l’académie appose automatiquement et contre son gré la signature du directeur au bas d’un courrier sur les masques rédigé par le Recteur ?

En lien avec l’injonction de la rédaction du projet d’école, nous réaffirmons notre exigence d’un arrêt de toutes les formations en distanciel.

Enfin, comment ne pas considérer comme absurde une situation où l’on nous parle d’un P/E, ou taux d’encadrement, trop élevé. Taux qui imposerait cinq retraits d’équivalent temps plein, se traduisant par 9,25 équivalents temps plein enlevés aux postes classe ? Comment expliquer qu’à la fin, il faille recruter des contrats à durée déterminée de trois mois jusqu’aux vacances de février ? A la rentrée 2020, nous avions prévu un manque de personnels et avions demandé l’ouverture des listes complémentaires des concours et des intégrations par ineat.
Non, il ne s’agit pas que de la covid. L’an passé, la situation du remplacement était mauvaise également, et les capacités de remplacement seront encore moindres après les vacances d’hiver car le virus ne prolongera pas les siennes. Que se passera-t-il alors dans des circonscriptions comme celle de Guingamp sud, Loudéac, Dinan sud… et j’en passe ? Expliquera-t-on alors aux familles et aux élèves que c’est normal, étant donné notre P/E merveilleux ?

Le SNUipp, la FSU avec les élu.es, parents et enseignant.es, se mobilisent pour défendre les demandes d’ouverture ou de non fermeture de classe, et la création des autres moyens nécessaires.
Alors que l’année 2020 a été des plus chaotiques pour la continuité scolaire, il est urgent de donner à l’école les moyens de fonctionner à plein. Nous poursuivons notre campagne pour réclamer un plan d’urgence pour l’école. Espérant que vous pourriez porter une grande ambition pour un système éducatif public de proximité et de qualité, offrant des moyens à la hauteur des pays de l’OCDE qui réussissent mieux, nous vous demandons d’améliorer vos propositions par vos moyens propres, puis de faire remonter au rectorat et au ministère l’exigence des professionnel.les, des élu.es et des familles de moyens suffisants pour une réelle résorption des inégalités scolaires et la meilleure réussite des élèves.

Je vous remercie de votre attention.

*ETP : équivalent temps plein
*PDMQDC : plus de maîtres que de classes
*SST : santé et sécurité au travail
*PAOA : programmation adaptée des objectifs d’apprentissage (qui se limite à officialiser la réduction des apprentissages faute de moyens autres)
*CASNAV : centre académique pour la scolarisation des enfants allophones nouvellement arrivés et des enfants issus de familles itinérantes et de voyageurs
* PEAC : mission de coordination des parcours d’éducation artistique et culturelle
*PIAL : pôle inclusif d’accompagnement localisé (pour gérer les affectation des AESH en optimisant leur temps de travail...)
*UPE2A : unité pédagogique pour élèves allophones arrivants
*EANA : élèves nouvellement arrivés en France

Compte rendu succinct du CTSD de repli le 11 février 2021

(En visio Starleaf)

Participant.es :

Pour l’administration
- Le Directeur académique, M. Koszyk
- Le secrétaire général, M. Malenfant
- L’IENA, Mme Le Brozec
- Des personnels administratifs : 3

Délégué.es du personnels :
- SNUipp-FSU : 3 (Stéphane Chiarelli, Emilie Cottet, Loïc Potiron)
- CGT : 1
- FO : 2
- Unsa : 1
- Sgen-CFDT : 1

Lecture des déclarations préalables

Réponse de l’IA-DASEN aux déclarations préalables

  • AESH
    Audience par le préfet concernant les AESH reportée pendant les vacances !
    Une soixantaine d’élèves non accompagnés par un.e AESH à la date du 11 février.
  • ULIS
    Création d’une ULIS collège sur le secteur de Dinan. Le Dasen ne comprend pas pourquoi il y aurait un problème (selon le SNUipp-FSU 22, c’est la rénovation de collège sur site qui poserait problème... en espérant qu’il n’y en aura pas). Il se dit en contact avec le principal du collège Vercel.

La situation autour de Dinan est sous surveillance concernant les demandes de places en ULIS (gérées selon une politique académique selon l’IA-DASEN). « Nous avons tout à fait ce territoire sous surveillance et nous avons réussi à entraîner le privé dans ce processus d’ouverture d’ULIS (1 ouverture l’année dernière). Nous en sommes au début de ces politiques de l’école inclusive. De plus en plus d’enfants réussissent leur parcours scolaire. Il y a tout lieu de continuer à travailler sur le sujet, notamment au sein du Comité départemental de l’école inclusive. Des associations (très revendicatives) sont satisfaites de la qualité du travail qui y est mené. Je reconnais que c’est parfois complexe pour les enseignants et que les profils des élèves évoluent parfois plus vite que l’acquisition de compétence des collègues. »

  • Situation de la carte scolaire du 1er degré privé 
    -70 ETP dans le privé
  • École de Quintin 
    « Les effectifs prévus ne seront peut-être pas atteints. Nous avons misé sur un retour des élèves scolarisés à la maison, instruction en famille. Mais grande prudence, car projet pour la rentrée 2022. »
  • ULIS de Callac
    « Ce n’est parce qu’il y a des élèves en difficulté… ».
  • Dinan La Garaye 
    « Nous verrons… Nous n’avons jamais affirmé de seuil d’ouverture. Nous n’avons pas les mêmes chiffres que ceux qui nous sont donnés ».
    L’IA-DASEN évoque un écart habituellement important entre les chiffres prévus et le constat de rentrée.
    « Si les chiffres que vous nous avez donnés se confirment en juillet, nous accompagnerons. L’expérience montre que précédemment les prévisions ne se sont pas confirmés. »
  • Guerlédan
    Le SNUipp-FSU 22 affirme que la filière breton se construit et se développe rapidement, dans des conditions difficiles (effectifs et multi-niveaux). Le risque est de voir la filière se réduire si le moyen n’est pas attribué maintenant.
    « Nous accompagnerons plutôt en 2022, si la tendance se confirme. Car les chiffes incluent les TPS… ».
  • Groupe « Blanchet » des directeurs 
    « Nous avions donné des éléments sur les cas de COVID, sur les fermetures. Nous y avions donné des chiffres pour souci de transparence, mais si cela n’intéresse pas dans ce cadre, nous arrêterons. »
    Le SNUipp rapporte les propos des directrices/teurs qui y siègent au titre du syndicat. La connaissance de ces chiffres est très utile dans un autre contexte, mais pas lors d’un groupe travaillant sur l’amélioration des conditions d’exercice de la direction d’école en général.
    L’IA-DASEN s’incline.
  • Notifications MDPH
    « Il y a tout lieu d’effectuer un travail pour vérifier que les notifications d’AESH sont celles adaptées aux élèves. La MDPH dit à l’inspection académique : Aidez-nous ! Mais je n’entreprends pas de croisade contre les notifications AESH. »
  • Projets d’école
    Les écoles qui sont en capacité de travailler sur les projets d’école (« heureuses » sont ces écoles car cela leur permet de penser à autre chose que la crise sanitaire). Pour les autres, le projet d’école se déploiera pour se finaliser à la rentrée 2021. Si la situation est encore compliquée, nous aviserons pour étendre le calendrier.
    À la fin, l’IA-DASEN et suite à l’intervention du SNUipp-FSU 22 accepte de considérer que la rentrée 2021 peut aller jusqu’aux vacances de la Toussaint, pour les équipes qui ne sont pas en mesure de rédiger le projet avant !
  • Situation des contractuel.les
    L’IA-DASEN ne pense pas qu’il faille tirer des conclusions de cette année très particulière.

Retours d’audience (Mme Lecœur, M. Le Roho)
- École de Plouha : refus de fermeture en monolingue (demande appuyée par le SNUipp)
- École de Guerlédan : demande d’ouverture en bilingue (demande appuyée par le SNUipp)
- École Servel Lannion : refus de fermeture (demande appuyée par le SNUipp)
- RPI Pleumeur Gautier / Lanmodez : demande d’ouverture. (demande appuyée par le SNUipp)
Situation très dégradée dans ce RPI. Acceptation de RPI car la délégation pensait éviter une fermeture, qui a eu lieu un an après. 37% des effectifs en grande difficulté.
- École de Saint-Julien : refus de fermeture (demande appuyée par le SNUipp)

Retours d’audience (Mmes Bizouarn et Le Guennec)
- Ecole de Morieux : refus de fermeture
- Ecole La Garaye (demande appuyée par le SNUipp) : maire délégué Degrenne et 2 parents + une représentante SNUipp
-  ?
- Ecole St Roch Lannion (demande appuyée par le SNUipp)
- Ecole de Quessoy (demande appuyée par le SNUipp) : refus de fermeture

Départ de l’IA-DASEN à 11h30 (appel avec la préfecture pour un COD en début d’après-midi) : Centre Opérationnel Départemental spécifique sur les conditions climatiques.

  • Perturbations climatiques
    Pour le SNUipp-FSU 22
    À l’heure où l’administration souhaite collecter les numéros de téléphone mobile des directeurs.trices, où elle prétend détenir de multiples outils numériques, nous regrettons qu’aucune communication n’ait été faite concernant les intempéries (neige + verglas) à partir de mardi 9 février.
    Le SNUipp-FSU22 dénonce le manque d’anticipation à l’heure où les prévisions météo sont précises. Il craint que la situation ne soit finalement traitée qu’après la fonte des neige et du verglas...

Le secrétaire général de la DSDEN précise que c’est le maire qui demande au préfet de pouvoir fermer une école.
Ce n’est pas dans les compétences du directeur académique, on ne peut lui faire porter cette responsabilité.
Il n’y a que le préfet, représentant de l’État dans le département, qui a le pouvoir de fermer les écoles.
Le SNUipp insiste que pour autant, des personnels, des élèves et des familles ont été placés en situation de prise de risque.

Pour l’IA-DASEN
Pas d’éléments très précis sur la météo. D’autres réunions dans la journée avec le cabinet de la préfecture des Côtes-d’Armor…

  • Carte scolaire 

2,08 ETP de « décharges diverses » « Travail, comme cette année, pour les plus petites décharges (écoles de une, deux et trois classes), sur les rompus de service, sur les futur.es étudiant.es à 1/3 temps en classe (dans le cadre de la réforme de la formation initiale de Blanquer) qui pourraient donner du temps pour les petites décharges (donc 25 % devant élèves). Le travail avec les 1/3 temps s’inscrira dans une dynamique académique. Nous pourrions envisager de mobiliser les compléments de 80% sur les décharges des petites écoles de -4 classes ».
La DSDEN indique qu’elle maintiendra des accords de temps partiels à 80%.

  • Plouha : « une vingtaine d’élèves viennent d’autres communes. Très grande vigilance sur Plouha (les élèves d’autres communes viennent-ils pour le bilingue ?). Ces transferts d’élèves entre les communes fragilisent les écoles avoisinantes. »
    Le SNUipp précise qu’il n’est pas du tout certain que cette vingtaine d’élèves soient scolarisée en monolingue. L’IA-DASEN le reconnaît.
  • Dinan La Garaye
    « Si le projet de la Garaye, prend bien autour des langues, nous accompagnerons l’école. »
    Le SNUipp avait précisé auparavant que l’équipe, dépitée en cas de non ouverture, ne serait plus du tout certaine de s’investir dans le projet d’anglais renforcé !
  • Poste CASNAV
    Il ne s’agit en aucun cas d’un poste « hors sol » (en réponse à la damnde du SNUipp)
    Mme Lecœur IEN a reçu la personne titulaire du poste pour expliquer la révision de la fiche poste. Il y a une partie de coordination et une partie d’intervention auprès des élèves.
    Le SNUipp explique que depuis la mise en œuvre de la loi de "transformation de la Fonction publique", les syndicats représentatifs n’ont plus connaissance des fiches de postes mis au mouvement en amont !
  • Évolution du poste « prévention illettrisme » en EANA :« il s’agit de coller au plus près des besoins des élèves... »
  • Lignes directrices de gestion (LDG) carrières et mobilité – informations de la DSDEN

LDG mobilité
Elles ont été présentées en 2020, nous n’avons pas proposé de modifications l’année dernière (pour le mouvement intra).
Un aménagement dans le département concernant les postes à exigences particulières : « Nous souhaitons constituer un vivier et déconnecter cette campagne de recrutement du mouvement. Ainsi, pour les personnes qui participent, cela permettra de fluidifier leurs emplois du temps ».
Un avis "favorable" sera conservé 3 ans.
L’avis "défavorable" sera conservé 1 an seulement.
Postes à profil : deviennent des postes à profil les postes de CPC et de direction unique.

SNUipp-FSU
Jusqu’à quand notre mouvement intra pourra avoir une gestion départementale (car il est question d’une "clause de revoyure") ?
Le secrétaire général de la DSDEN :« ce sera en janvier 2023. Cela est revu à chaque nouveau mandat. »

LDG carrières
SNUipp-FSU Dans les académies de Bordeaux, de Nice, de Normandie, les discriminants pour l’accès à la hors classe sont maintenus avec le critères de l’ancienneté dans l’Éducation nationale ou de l’ancienneté générale de service (ce que le SNUipp-FSU demande). Le SNUipp s’oppose au refus d’écrire ce discriminant dans les LDG, sinion, c’est l’opacité la plus totale pour la profession, opacité qui se conjugue aux effets de la diparition des CAPD.

SG M. Malenfant   « Les LDG académiques sont des lignes générales. On peut étudier la situation de chaque enseignant. Même sans discriminant, nous pourrons départager des collègues avec le même barème. »

SNUipp-FSU  
L’opacité serait encore plus grande et l’acceptation d’une non promotion par les collègues deviendrait impossible.

SG M. Malenfant  
Un enseignant peut toujours contacter l’administration pour avoir des informations. « Un recours est également possible dans un second temps. Nous n’avons pas eu de situations trop tendues pour l’instant. Les LDG sont des textes d’orientation générale et nous pourrons décliner ces LDG dans le département tant que je serai en poste, je m’y engage. »
Le SNUipp répond qu’il est mandaté par nos collègues pour être "méfiant", et que ce qui n’est pas écrit n’offre aucune garantie.

  • Situation sanitaire
    Janvier 2021 : 164 élèves cas COVID confirmés 78 public / 86 privé (1er et 2nd degrés)
    15 cas de personnels cas confirmés et... personnels de collectivité

1er/2nd degré public-privé dans le 22.
La semaine dernière : 37 cas d’élèves covidés
2 cas d’enseignant.es
+ 1 stagiaire

Dont 1 cas de variant anglais (collège public de Paimpol) T
ous les personnels et les élèves sont mis à l’isolement. Ils ont tous été testés négatifs. Retour en classe le vendredi 12 février.

« Chaque semaine on observe que l’épidémie est contenue dans les établissements. »

Tests (collège Racine et Lycée Freyssinet)
902 dépistages au jeudi 4 février

Si localement, les conditions météo se détériorent le 11 février, les familles peuvent être appelées par les écoles pour venir chercher leurs enfants avant la fin de journée de classe.
Message passé aux circos ce midi.


Carte scolaire 2021 : des changements par rapport aux quelques améliorations du 3 février ?
Rassemblement à 9h le 11 février et audiences des délégations d’école
Appel au rassemblement des délégations le 3 février pour la carte scolaire
Compte rendu SNUipp-FSU du CTA du 19 janvier 2021
Cinq postes retirés au 22 en septembre 2021 ?
Postes : l’entourloupe ministérielle
Enquête SNUipp de carte scolaire de rentrée 2021
Dotations académiques Rentrée 2021

N’hésitez surtout pas à contacter le SNUipp-FSU 22 mais aussi à vous syndiquer pour soutenir l’action du syndicat et de ses représentant.es.

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