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Faire la classe et assurer la continuité du Service public d’éducation, c’est déjà ça dans le contexte !

Notre projet d’école ? Faire la classe pour maintenir l’École à flot ! Projets d’école, constellations, APC : trois consignes SNUipp

lundi 9 novembre 2020

Le patch d’immunité collective ! L’école est bousculée, les personnels des écoles sont méprisés par le ministre, non reconnus par le gouvernement. Ils ont besoin de temps pour faire face à la crise sanitaire et se concentrer sur leur principale mission dans un contexte difficile : enseigner. Le SNUipp-FSU 22 lance donc plusieurs appels à boycott.

Hor raktres skol ? Kelenn hag e chomfe ar Skol en e sav

  • Première consigne : boycott de la rédaction du nouveau projet d’école
    Cette consigne collective pourra être suivie par l’ensemble des membres du conseil des maîtres.
    N’est-il pas quasiment indécent dans ce contexte d’impréparation continue du ministère, d’exaspération, d’usure et de dépit de la profession, de recevoir une injonction à passer des heures à rédiger un texte formaliste, quand les équipes éducatives ont besoin de temps pour simplement maintenir l’école à flot et accueillir tous les élèves ?
    N’existe-t-il pas une forte contradiction entre le pilotage éducatif vertical et injonctif du ministre et l’obligation d’un exercice formel prétendant laisser une latitude pédagogique aux enseignant.es ?
    En cas de pression hiérarchique, le SNUipp-FSU 22 vous conseille de le contacter et de remplir une fiche du Registre de Santé et Sécurité au Travail pour risques psycho-sociaux (elle peut désormais être complétée en ligne).
  • Deuxième consigne : boycott des APC et réappropriation des 108h*
    Nous avons gagné la non remontée du tableau des APC par les directeurs/trices à l’IEN.
    Cela fait plusieurs années consécutives que le SNUipp-FSU 22 réactive cette consigne.
    Elle est selon nous cette année encore plus pertinente.
    Au-delà de l’inutilité de ce dispositif telle que conçue par la plupart des enseignant.es, de réels problèmes surgissent dans le contexte : sur le temps du midi, les services de restauration peuvent être multipliés pour des raisons sanitaitres et cela complique toute utilisation du temps méridien. D’autres part, cela obligerait certains élèves à porter le masque encore plus longtemps dans la journée. En outre, Il faut du temps pour désinfecter les surfaces, il faut donc laisser les salles libres.
  • Troisième consigne : boycott des constellations en distanciel
    Il a été décidé nationalement pour des raisons sanitaires d’empêcher le regroupement en présence des collègues sur les formations "constellaires".
    Même en faisant l’hypothèse que des formations aux contenus cadrés et non choisis, recentrées sur les fondamentaux tels que définis par Blanquer, puissent être utiles et acceptées par les collègues, que des directrices et directeurs acceptent de se les voir parfois imposer sur leur utile et insuffisant temps de décharge de direction, que des remplaçant.es en nombre suffisant puissent couvrir les 2 jours pris sur le plan académique de formation, il est inacceptable d’imposer aux conseillers pédagogiques, maitres formateurs et aux collègues une formation derrière écran... au final, une transmission verticale faisant fi d’un réel partage, d’une co-construction possible de nouvelles pratiques.
    Les équipes éducatives sont au bord de la rupture. Les conseiller.es pédagogiques au sein de leur équipe de circonscription ont donc besoin de temps pour les soutenir et les aider en allant à leur rencontre directe.
    Les CPC EPS - empêché.es d’accomplir leur mission première car cantonné.es aux plan français et maths - doivent aussi outiller les enseignant.es pour la pratique actuelle de l’EPS sous protocole sanitaire... sachant que les séquences d’EPS sont les seuls moment de respiration (sans masque) et de "défoulement moteur" dans une période fortement contrainte pour les élèves.
    Pour le SNUipp-FSU, il est urgent d’attendre que la situation soit revenue à la normale pour envisager de remettre en œuvre ce dispositif, en l’améliorant pour emporter l’adhésion des collègues et sur la base du volontariat.

Avec son accord, voici le témoignage édifiant d’un CPC syndiqué du département

Formation continue : ce n’est pas un billet d’humeur, c’est un billet de colère.

Cette Fable grotesque absurde et violente a commencé en juin. Tous les formateurs du département ont dû assister à une Visio conférence sans aucun thème annoncé.

La grande nouvelle est venue en fin de visio ; La mise en place du Plan Français. Il devait être opérationnel dès la rentrée avec un déploiement maximum (5 constellations de 8 enseignants par circonscription). Pour réussir ce tour de passes passe, la responsabilité de ce dispositif a été imposée en grande partie aux CPC EPS du département avec injonction d’y consacrer au minimum soixante pour cent de leur temps de travail. Et cette visio s’est terminée dans un silence de cathédrale.

Bien sûr les futurs référents français ont été reçus quelques jours plus tard à la DSDEN. Il s’agissait pour nos interlocuteurs institutionnels de nous laisser vider notre sac pour solde de tout compte. Les CPC EPS présents ont affirmé qu’ils n’avaient rien contre le travail en constellations mais d’une part qu’ils pensaient que les urgences étaient ailleurs et qu’ils souhaitaient que le temps de travail restant à leur disposition soit consacré en particulier à l’apprentissage de la natation et à la motricité à l’Ecole maternelle. Pour cela ils demandaient entre autre un allégement significatif de leurs tâches administratives chronophages et sans réelle nécessité.

Nos interlocuteurs lors de cette réunion n’ont pris aucune note. Par principe et comme le rabâche sans cesse cette expression insupportable : « Tout était sur la table ». Et bien tout y est toujours et rien n’a bougé.

Néanmoins pour nous rassurer on nous a promis une formation de formateurs de « haut niveau » comme seule l’Éducation nationale sait faire.

Et depuis septembre c’est une longue et douloureuse course vers l’absurde. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’en fait la formation des personnels est complètement secondaire. Ce qui est important c’est l’affichage. Le faire pour faire et à n’importe quel prix.

Donc question formation de « haut niveau » on nous ballade à Rennes, à Vannes au mépris du respect des recommandations sanitaires, on nous abreuve de visio télé Grenelle. Et à chaque fois on se demande : Quand commençons-nous vraiment cette fameuse formation de formateurs ?

Il faut dire que nous sommes le seul pays où pour une réforme d’une si haute importance, une révolution même, les formateurs sont formés en même temps qu’ils doivent mettre en place et que le contenu des formations ne correspond pas aux demandes du terrain. Ça doit être ça la Nation apprenante.

Depuis quelques jours tout s’accélère, c’est ça quand on veut aller dans le mur… et on y va.

Un soi-disant nouveau protocole, des collègues exténués et déboussolés, un confinement plus sévère qui s’annonce et qui doit se préparer dans les écoles… mais toujours cette obsession de maintenir les dispositifs RMC et RFC quoi qu’il se passe.
Donc dernière trouvaille, cette formation par les pairs, ce grand moment de co-construction, cet accompagnement au plus près du terrain. Tout se fera en distanciel.

En effet, on sort encore une fois la baguette magique et on énonce : ce n’est pas discutable et six heures de présentiel = deux heures de distanciel… circulez, y a rien à voir et surtout débrouillez-vous !

Pour conclure, nous en sommes arrivés au point où les formateurs du département, CPCs, PEMFS et tous les faisant fonction, se voient imposer un dispositif dont ils ne maitrisent pas tous les contenus et… dont la logistique et le dispositif de formation leur sont imposés.

Et nos collègues pendant ce temps-là ? Pour faire vite… Ils ont vraiment d’autres problèmes à résoudre et d’autres besoins en ce moment. Ils ont par exemple et très souvent besoin d’équipes de circonscriptions disponibles et au plus proche d’eux. Elle est là l’urgence.

Donc encore une fois précipitation, absurdité, incohérence et surtout mépris. Un mépris quotidien.

La formation continue ce n’est pas le jouet du Ministre. C’est un droit pour tous les enseignants et un outil pour faire réussir les élèves qui nous sont confiés. Il est vraiment temps que la profession impose ces choix. Nous sommes tous des professionnels de l’enseignement doués de raison et nous savons parfaitement de quoi l’École a besoin. Surtout pas de ça !!!


*La circulaire sur la direction d’école parue au BO du jeudi 27 août 2020 indique que « les directeurs d’école ont, avec les équipes pédagogiques, la pleine responsabilité de la programmation et de la mise en œuvre des 108 heures dans le respect de la répartition réglementaire ». Une exigence de libre organisation portée depuis longtemps par la profession et le SNUipp-FSU. Il semblerait que les 18h de temps d’animation pédagogique restent cependant bien de la responsabilité de l’IEN et de l’équipe de circonscription et que les 6h de conseils d’école soient incompressibles. Resterait donc 84h à la libre organisation des équipes, ce qui avait été évoqué en groupe de travail au ministère avec la DGRH et la DGSCO le 15 juillet 2020 à la demande du SNUipp. Le décret sur les obligations de services des personnels devra donc être actualisé, sans l’être à ce jour avant la tenue d’un nouveau groupe de travail sur la direction.

N’hésitez surtout pas à contacter le SNUipp-FSU 22 mais aussi à vous syndiquer pour soutenir l’action du syndicat et de ses représentant.es.

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