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Les conseillers pédagogiques en colère

Compte-rendu réunion du 11 janvier 2006

lundi 23 janvier 2006

Compte-rendu de la réunion des conseillers pédagogiques du 11 janvier 2006.

Etaient présents pour les conseillers pédagogiques et faisant fonction : Philippe le Cozic , Madeleine Reux, Anne Hélène Guillou, Sylvie le Guennec, Nicole le Lagadec, Michel Pennarun , Frédéric Grandgirard. Etaient présents comme représentants des organisations syndicales : Luc Savatier (sgen cfdt) Monique Méheut (FO) Vincent Gibelin (Snuipp) Corinne Nédellec (se-unsa).

Depuis maintenant plusieurs années, les conseillers pédagogiques voient leurs conditions de travail se détériorer (frais de déplacement, salaires, missions, formation continue). Le problème de la reconnaissance de leur fonction est véritablement posé .

1- Les frais de déplacement :

Pour résumer nous nous déplaçons avec un remboursement « royal » de 0,28 centimes d’euros au kilomètre ou sur la base d’un remboursement SNCF 2ème classe quand il s’agit d’un ordre de mission avec frais. C’est une honte ! Nous mettons déjà notre véhicule et son assurance à disposition de l’Education Nationale et ...mais peut-être sommes-nous les seuls à le remarquer, le prix du carburant crève tous les plafonds. Ce qui était précédemment inadmissible devient choquant et montre le mépris que peuvent éprouver ce gouvernement et notre administration face à de justes exigences..

2- Les salaires :

Notre seule différence avec un collègue en classe au même échelon réside dans nos 27 points de NBI . Nos collègues IMF travaillant auprès de l’IUFM ont obtenu l’aumône d’être payés en HS universitaires au-delà des 96 heures statutaires. C’est le minimum ! Dans le même temps, beaucoup de ces collègues sont découragés, s’interrogent ou mettent fin à leur fonction. Ce ne sont pas les MAT qui prennent une part de plus en plus importante dans le système, payés à la tâche, non formés et le plus souvent remerciés aux épreuves du CAFIPEMF par manque de préparation qui pourront à eux seuls tenir à bout de bras un système à bout de souffle et d’intérêt.

Pour les conseillers pédagogiques rien n’a changé . Mais les missions, les heures, le volume de travail, les responsabilités augmentent ! Nos avons aussi nos MAT ce sont les « faisant fonction. »

3- Les missions :

On marche sur la tête. La circulaire de 1996 a vécu ( elle avait pourtant le mérite d’être claire). Les missions évoluent sans cesse, sans réécriture mais en mettant les personnels concernés devant le fait accompli. On citera dans le département les 2 circonscriptions de DINAN ou un seul collègue gère le dossier EPS pour environ 80 écoles. Au-delà d’un traitement administratif des dossiers, il paraît difficile de lui demander autre chose. C’est vraiment dommage car il nous semble qu’un CPC EPS par circonscription SUR LE TERRAIN n’est pas un luxe en particulier pour guider les pas de nos jeunes collègues qui ont vraiment besoin d’aide dans tous les domaines après seulement une année de formation professionnelle. Il en est de même pour les arts plastiques, visuels, l’éducation musicale, les langues et les généralistes qui se retrouvent le plus souvent dans des conditions matérielles d’exercice insupportables et doivent en permanence justifier de leurs faits et gestes. Quant aux urgences et priorités absolues que chaque conseiller pédagogique voit s’empiler sur son bureau, cela devient RIDICULE car quand tout est urgent, prioritaire et à rendre pour la veille. Comment faire quand vous êtes convoqués, comme cela nous arrive parfois, le même jour, à la même heure, en 3 lieux différents ?

4- La formation continue :

Pour nos collègues en classe, elle survit sans ambition et dans la misère pour permettre aux PE2 de trouver des terrains de stage . Pour nous, formateurs de l’Education Nationale, elle a disparu. Il est vrai que l’époque n’est pas à l’approfondissement. Elle est plutôt dans l’affichage d’un certain populisme pédagogique dont l’Ecole mettra longtemps à se remettre. Néanmoins il va bien falloir que nous nous formions rapidement à cette méthode de lecture révolutionnaire dont parle notre nimisdre , mitistre, nimistre ( pardon ! Certainement les ravages de méthodes inadaptées). Plus sérieusement et sauf à considérer que l’acte d’enseigner n’est qu’une activité sympathique, secondaire et d’une évidente simplicité, nous pensons avoir besoin d’une véritable formation de haut niveau car, au risque de décevoir, il faut bien aujourd’hui l’avouer : un conseiller pédagogique ne sait pas tout faire même si son administration raisonne comme s’il était né conseiller pédagogique et que tout soit en permanence possible avec... rien. Dans ce domaine, nous sommes devenus ultra performants. L’habitude peut-être, mais est-ce bien sérieux ?

Conclusion :

1- Les fais de déplacement doivent être à la hauteur du coût réel de la vie et en quantité suffisante pour nous permettre de mener à bien nos missions sur le terrain. Parallèlement, nous souhaitons une plus grande transparence sur la gestion des fonds de l’Inspection Académique, la LOLF ayant souvent bon dos pour justifier les régressions permanentes.

2- Afin de conserver un certain attrait à la fonction nous demandons une hausse significative de nos salaires et le passage automatique à la hors classe comme nos collègues directeurs d’école d’application .

3- Concernant les missions, le cadre défini en 1996 paraît toujours d’actualité mais il nous faut avoir le temps et les moyens de nous consacrer à nos véritables missions, un budget permettant d’équiper les circonscriptions ( matériel informatique, audio-visuel, documentation pédagogiques, abonnements). Ces crédits peuvent être gérés par l’IA avec une enveloppe par circonscription. Nous souhaitons être informés des découpages et de l’avenir des circonscriptions et jugeons certains découpages actuels incohérents . Concernant la carte scolaire, nous affirmons avec force la nécessité de créer de nouveaux postes, tout particulièrement pour la Maternelle, en plus des postes existants .

4- Nous revendiquons un droit inaliénable à une formation continue de haut niveau et la possibilité de consacrer du temps à la recherche de manière régulière tout au long de notre carrière.

Vous l’aurez perçu, les conseillers pédagogiques ont dépassé depuis longtemps le stade de la simple colère. Ils s’interrogent de manière objective sur la possibilité de mener à bien leurs missions et ne se sentent pas spécialement concernés par la fameuse dette publique qui, loin d’être une dette réelle, n’est qu’une dette politique creusée avec acharnement au titre d’une idéologie suicidaire (mais pas pour tous).

On pourra bien sûr nous répondre qu’il est impossible de prendre en compte nos besoins ( La fameuse dette ! C’est pratique et ça marche pour tout !). Ce serait faire semblant de méconnaître la réalité et ne pas vouloir comprendre que, pour nous, il devient clairement impossible de continuer à travailler dans ces conditions.

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