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1ères mesures proposées : compte rendu succinct du CTSD d’ajustement de carte scolaire de rentrée le vendredi 4 septembre

vendredi 4 septembre 2020

À lire aussi, la déclaration préalable au CTSD du SNUipp-FSU 22 et la déclaration intersyndicale unitaire. Les mesures présentées ne sont pas officialisées avant le second CTSD du 11 septembre, à la suite du vote contre unanime des organisations syndicales pour dénoncer le manque de moyens en cette rentrée 2020 hors norme

Le CTSD traitant des ajustements de carte scolaire de rentrée s’est tenu le vendredi 4 septembre après-midi.

Le SNUipp-FSU 22 a présenté et défendu toutes les demandes qui lui ont été transmises (une vingtaine).

La DSDEN a annoncé dès le début de la séance qu’il n’y aurait pas de fermetures de rentrée et que les ouvertures seraient des moyens provisoires pour l’année.

L’IA-DASEN annonce qu’il ne procédera à des ouvertures qu’en nombre limité car il avance ne disposer que de 3,5 moyens pour la rentrée... ceci afin de conserver l’équilibre entre les postes et le nombre de collègues en activité.

Si déséquilibre il y a à l’avenir, suite à des arrêts de collègues et à une carence en remplaçants par exemple, la DSDEN explique qu’elle pourrait faire appel au recrutement de contractuels. Le plafond d’emploi serait atteint, mais un recrutement de contractuels est envisagé...? contradictoire.

Le SNUipp-FSU22 conteste le peu d’ouvertures proposées. De plus les moyens proposés sont seulement provisoires. Rien de pérenne.

N’ayant pas vu la majorité des écoles obtenir satisfaction à leur demande d’ouverture de classe, le SNUipp-FSU22 et les autres organisations syndicales, ont voté contre ce projet de carte scolaire de rentrée. Suite au vote contre unanime, l’administration se voit dans l’obligation de faire de nouvelles propositions lors de la tenue d’un second CTSD vendredi prochain, le 11 septembre à 10h. L’occasion pour le SNUipp-FSU de tenter d’obtenir des moyens supplémentaires en plus de ces 3 et demi moyens acquis provisoirement.
Cela peut laisse le temps aux écoles de continuer à se mobiliser si elles n’ont pas obtenu gain de cause.

Voici les mesures qui ont été proposées (elles seront à confirmer lors du CTSD de repli vendredi 11 septembre) :

Moyens provisoires pour 2020-2021
- Saint-Brieuc La Ville Héllio 1 poste entier (provisoire à l’année)
- Trémuson 1 poste entier (provisoire à l’année)
- Plouaret 1 poste entier (provisoire à l’année)
- Merléac 1/2 poste
- Plérin Maternelle Harel de la Noë 1/2 bilingue*

Transfert de moyens :
- Harel de la Noé
*Transfert d’1/2 monolingue en bilingue

Un compte-rendu détaillé ainsi que les réponses aux questions diverses sera publié dès que possible.

Mise à jour de début de soirée :
Selon nos informations, il semblerait qu’une ouverture prévue en amont du CTSD par la DSDEN à Trédrez-Locquémeau, puis écartée à notre grand dam en cours de séance (suite à une erreur de chiffres « validés » par la direction académique que nous avons contestée), soit à nouveau d’actualité. Affaire à suivre...

Déclaration préalable du SNUipp-FSU 22 au CTSD du 4 septembre

Un récent sondage - Choose My Compagny - auprès de 22200 enseignants, paradoxalement commandé par un groupe de députés macronistes, indique que 72% d’entre eux considèrent que leur hiérarchie ne leur fait pas confiance et que 86% d’entre eux n’ont pas confiance dans le système. Ce niveau de défiance croisée n’existe dans aucune autre institution, publique ou privée. Ces deux chiffres sont les mêmes selon le territoire, l’âge ou le sexe des enseignants interrogés.
Quand la défiance est à ce point uniforme, cela veut dire que l’institution est vue comme une machine, inhumaine. Seuls 7% des enseignants estiment que leur formation est satisfaisante.
Malheureusement, l’indication de cette tendance n’est pas récente et n’est pas une surprise pour le premier syndicat des enseignants du primaire public. On peut constater que malheureusement, les dernières rentrées se suivent et se ressemblent en matière d’impréparation, d’improvisation et de morgue à leur égard de la part de quelqu’un qui devrait représenter ses personnels. Pour elles et eux, il est inquiétant d’être dirigé.es par un ministre qui n’apprend rien des leçons du passé, ce qui est un comble en la matière.

À côté des risibles mises en scène médiatiques de Jean-Michel Blanquer pendant les vacances, il y a de quoi se demander s’il y a un pilote dans l’avion du ministère à la hauteur de la tâche, des enjeux et des ambitions du système éducatif français et de ses personnels. S’il n’appartient pas par principe à une organisation syndicale de remettre en cause le processus démocratique en demandant la démission d’un ministre, il lui appartient de porter la voix de la profession en rapportant que certains seront à la fin voués aux gémonies, à l’instar d’Allègre ou de Darcos en leur temps.
Au-delà des questions de personne, il est atterrant de constater que l’actuel ministre de l’Éducation Nationale ne prend pas la mesure de cette rentrée hors norme.

Le protocole sanitaire établi le 9 juillet avait fortement “allégé” les dispositifs, ce qui pouvait être contestable malgré une situation épidémiologique en amélioration, en prévoyant que les personnels enseignants n’étaient plus dans l’obligation de porter le masque. Le nouveau protocole sanitaire des écoles et établissement scolaires a été publié le 26 août. De toute évidence, sa rédaction est guidée par le souci de lever toutes les contraintes qui pourraient limiter l’accès des élèves à l’école. La situation de la Covid évoluant, le masque est redevenu obligatoire pour les adultes dans un premier temps en élémentaire puis finalement aussi en maternelle. Ces jours-ci de nouvelles voix se sont élevées notamment celle du SNUipp-FSU pour réclamer des consignes claires à la hauteur de l’évolution de l’épidémie. Les PE savent-ils enfin à quel protocole se vouer ? Cette nouvelle version présente peu de modifications alors que l’épidémie connaît un nouveau rebond. Ce protocole consacre à nouveau le principe d’une minoration des règles sanitaires pour qu’elles soient compatibles à l’état des établissements, la préservation de la santé des élèves et des personnels n’est pas au cœur des préoccupations.

Si nous prenons acte, pour des raisons sanitaires, de votre consigne de réduire la participation au CTSD d’aujourd’hui aux seul.es titulaires, nous relevons le paradoxe de la situation de classes de 35 élèves de terminale par exemple entassant des personnes physiologiquement adultes sans la moindre distanciation. Nous demandons que les mêmes nécessaires protections soit prises pour tous et partout afin de protéger les personnels, les usagers et la population en général.

Nous avons plusieurs craintes suite aux décisions prises par le gouvernement quant aux agent.es de la Fonction publique vulnérables à la Covid-19, et a fortiori après le retour du jour de carence. Tous les personnels de l’Éducation nationale reconnus comme vulnérables, qui ne peuvent pas exercer selon le ministère en télétravail, pourront-ils disposer de deux masques FFP2 par jour ? Le département ne doit-il pas se préparer à une hausse sensible des arrêts de maladie, à un moment où le surnombre en personnels, l’effectif des remplaçants et le nombre d’inéats actés dans notre département ne s’annoncent pas suffisants ? Quid des parents qui devront garder leurs enfants ayant une température supérieure à 38°C ? 11 demi-journées par fratrie ne suffiront pas.

Face à une pénurie de personnels annoncée et dans l’intérêt des élèves, des familles et des équipes, le SNUipp-FSU 22 demande l’ouverture de la liste complémentaire du concours 2020 à un niveau suffisant pour pourvoir tous les postes et pallier les insuffisances du remplacement à venir déjà annoncées dans les circonscriptions en réunions de directeurs ou de remplaçants. L’Etat a su trouver des milliards pour répondre à la demande du MEDEF, il devrait être en capacité de trouver quelques millions pour répondre à ces besoins éducatifs et décider d’un plan d’urgence pour l’école, lors d’une rentrée hors norme.

Les évaluations nationales standardisées de début CP et CE1, encore et encore, s’imposent à nouveau, sans tenir compte de l’exceptionnalité de cette rentrée. Alors que les élèves auront vécu depuis le mois de mars une scolarité particulièrement bouleversée, la rue de Grenelle fait comme si de rien n’était et maintien au calendrier de début d’année des évaluations CP et CE1 pourtant déjà remises en cause en temps ordinaire, car inutiles pour les professionnels. Les items proposés seront, à quelques nuances près, les mêmes que ceux des années précédentes. Ils ne tiendront donc pas compte des conditions particulières d’apprentissage liées à la pandémie. Comment ne pas y voir le reflet de l’obstination ministérielle à poursuivre le recentrage de l’école sur les fondamentaux et sur une conception automatisée et « étapiste » des apprentissages ? Le SNUipp-FSU continue à demander leur abandon. Pour le SNUipp-FSU qui avec 5 syndicats de l’Education nationale (FO, CGT, SNES, SNUEP et SUD) et la FCPE lancent une pétition pour obtenir que ces évaluations nationales n’aient pas lieu. Le SNUipp-FSU 22 soutiendra toutes les équipes qui décideront collectivement de les boycotter, ou de se les réapproprier en les utilisant partiellement ou en bloquant la remontée des résultats.

Le SNUipp-FSU 22 ne comprend pas la demande parfois faite aux équipes de lister nominativement les élèves décrocheurs (c’est-à-dire n’ayant pas fréquenté l’école depuis le 16 mars et rencontrant des difficultés d’apprentissage) et les élèves présentant des difficultés d’apprentissage imputables à la situation pandémique. Demander la remontée de données anonymisées à des fins statistiques est une chose, créer un fichier nominatif de familles et d’élèves décrocheurs interroge grandement en terme de droit et de liberté.

Les Formations constellaires de cinq jours, ciblées en maths et français, qui sont censées venir compléter les animations pédagogiques tous les 6 ans, s’appuient une fois encore sur une vision étriquée des fondamentaux en prenant pour seule référence les guides ministériels. Les modalités de mise en œuvre et les capacités réelles des conseillers et conseillères pédagogiques à tout assurer freinent également un véritable élan de formation professionnelle. S’agissant de formation continue, nous demandons à avoir connaissance du calendrier, des modalités et des moyens mis en œuvre dans le département.

Par ailleurs et en averses, la production de guides d’accompagnement se poursuit. La parution pour cette rentrée d’un guide sur l’enseignement des mathématiques au CP vient s’ajouter aux nombreux guides déjà publiés. Ces documents ne peuvent pourtant remplacer une solide formation continue réflexive. Quid de la formation continue dans les autres matières, en E.P.S. par exemple ? Il ne sert à rien à un ministère de l’Éducation et des sports de prétendre promouvoir les prochains jeux olympiques en retirant de fait du champ des enseignements du premier degré l’éducation physique en l’abandonnant à n’importe quelle association dans le cadre des 2S2C.

Est-ce que celles et ceux qui ont été nommés dans mon école l’ont été dans le respect du barème ? Voici une question posée à moult reprise cette année par de nos collègues Pour la première fois, il n’est plus possible de le savoir. En effet, les services ne transmettent plus aux représentants des personnels élus, les barèmes des nominations. Depuis 1968, les commissions administratives paritaires étaient chargées de vérifier le respect de l’équité dans ces opérations fort complexes. Ce travail qui permettait la correction de nombreuses erreurs. Mais dans l’école de la confiance, la transparence n’est plus de mise et le fait du prince gratte à la porte. Rappelons que le SNUipp-FSU 22 n’a obtenu aucune réponse à la question de la transmission de documents qu’il vous avait posée. La FSU fera campagne pour restaurer le paritarisme afin de rétablir transparence et équité dans le suivi des opérations de carrière, au profit de la bonne marche du fonctionnement du service public. Par ailleurs, au sujet du calendrier des vacances que vous nous aviez dit faire remonter au recteur, nous n’avons obtenu aucune réponse non plus.

4000 AESH supplémentaires viendront cette année renforcer les 100 000 déjà en poste dans les écoles élémentaires et maternelles… de quoi légitimer encore davantage la création d’un véritable statut pour ces personnels accompagnants afin qu’ils et elles puissent avoir accès à une véritable formation et à une digne rémunération. S’agissant des recrutements de stagiaires, nous contestons le fait que les transferts de scolarité ait été systématiquement bloqués par le rectorat, ce qui aurait pu solutionner pour un an certaines situations et ainsi préserver les effectifs des futur.es enseignant.es du département et de l’académie.

S’agissant de la situation des directeurs/trices et de la nouvelle circulaire direction, le texte prévoit que chaque DASEN réunisse, a minima, une fois par trimestre, un groupe départemental de directeurs d’école afin de trouver les solutions applicables, et systématise des temps d’échanges entre pairs sur les heures d’animations pédagogiques. Nous demandons que les organisations syndicales représentatives participent à ces groupes départementaux pour leur conférer transparence et utilité.
Nous réitérons notre demande d’une formation, en dehors du cadre statutaire, pour les directrices/teurs faisant fonction. N’oublions pas que nombre d’entre elles et eux se trouvent parachuté.es sur ces postes à leur insu !

Nous souhaiterions également connaître le nombre d’enseignant.es contractuel.le.s recruté.es et d’étudiant.es contractuel.le.s à 33% en classe, afin d’avoir un aperçu utile de la situation, en tant qu’organisation syndicale représentative.

Enfin, s’agissant du sujet du jour, c’est-à-dire les ajustements de carte scolaire de rentrée, nous demandons conformément à nos demandes antérieures et répétées qu’il ne soit décidé aucune fermeture de rentrée. Votre prédécesseure avait émis le constat, avant son départ à la retraite que les fermetures de classe décidées à la rentrée déstabilisaient davantage les écoles en baisse d’effectif, ce que vous avez repris par la suite.
Cela ne nous empêchera pas de défendre à tout crin toutes les légitimes demandes d’ouvertures de classe dont nous ferons part lors de nos échanges à suivre. N’oublions pas pas que c’est le même ministre, tant décrié par ses propres personnels et les syndicats représentatifs, qui récemment, lors de la crise sanitaire de la Covid, a reconnu les vertus d’effectifs de classes raisonnés et raisonnables. Nos collègues ne s’autocensurent pas dans leurs ambitions pour un service correct d’éducation de proximité et c’est ainsi qu’une vingtaine de demandes d’ouverture ou de réouverture de classe nous ont été confiées afin que nous les défendions auprès de la hiérarchie départementale.

Pour finir, la rentrée sociale revêt un caractère tout à fait inédit à plus d’un titre. Aux conséquences humaines de la crise sanitaire, s’ajoutent des mesures régressives portées par le Gouvernement. La situation impose donc des mesures de transformation profonde en totale rupture avec les politiques économiques et sociales actuelles. La question de l’emploi est centrale : lutte contre la précarité et la pauvreté, hausse des salaires, développement des services publics, abandon définitif de la réforme des retraites. En effet, la FSU avec La CGT, Solidaires, la FIDL, le MNL, l’UNEF et l’UNL appellent à faire de la journée du 17 septembre une première journée d’action, pour imposer le changement nécessaire.

Déclaration unitaire de début d’instance

Le document préparatoire au Comité technique ajustements de carte scolaire dans les écoles des Côtes-d’Armor, est très loin d’être à la hauteur des enjeux d’une rentrée scolaire 2020 : il faut organiser le rattrapage des retards et inégalités dus au confinement et à ses suites, il faut pouvoir mettre en œuvre les mesures de protection sanitaire, plus que jamais il faut correctement assurer le remplacement des collègues.

Quatre écoles où sont comptés les effectifs alors que des dizaines d’écoles dépassent 25 élèves par classe, que des classes sont surchargées avec 27, 28, 29, 30 ou plus d’élèves !

Ces conditions d’apprentissage et de travail sont inacceptables !

Les organisations syndicales CGT-Éduc’action, FNEC FP-FO, FSU, SE-UNSA et SGEN-CFDT des Côtes-d’Armor demandent la création de tous les postes nécessaires afin qu’aucune classe ne dépasse 24 élèves en GS, CP et CE1 et 25 élèves dans les autres niveaux et afin que toutes les demandes d’ouverture nécessaires soient satisfaites. 100 milliards d’euros ont été donnés à la demande du MEDEF aux entreprises. Dans une situation exceptionnelle et préoccupante, il est utile et nécessaire de consacrer quelques millions à un plan d’urgence pour l’école publique !


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