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Bilan de carte scolaire de rentrée 1er degré au conseil départemental de l’Éducation nationale du 29 décembre

CDEN bilan de rentrée le 29 novembre : déclaration préalable FSU 22 et motion collège Beaufeuillage

vendredi 30 novembre 2018

En présence du préfet, de la directrice académique, de la vice-présidente du conseil départemental, d’élus, de représentants des associations de parents d’élève, des associations complémentaires, les représentants 1er et 2nd degrés de la FSU 22 ont émis leur constat et développé leurs revendications pour l’enseignement public.... parmi elles, le maintien du collège Beaufeuillage de Saint-Brieuc défendu par l’intersyndicale.

Déclaration préalable de la FSU 22 en CDEN

Monsieur Le Préfet des Côtes d’Armor, Monsieur le Président du département des Côtes d’Armor, Madame la Directrice Académique, mesdames et messieurs les membres du CDEN,

Nous remercions les services de la Direction Académique pour les documents adressés qui nous permettent d’appréhender de manière assez précise la situation de notre département en cette rentrée 2018. En revanche, nous ne pouvons que regretter que ce CDEN de bilan de rentrée se tienne à une date aussi tardive, en période de vote aux élections professionnelles, ainsi que l’absence de groupes de travail préalables au CTSD pour le second degré qui auraient permis un véritable échange car le bilan que vous allez nous présenter traitera à la fois le premier et le second degré.

Le lundi 12 novembre dans l’Académie, près d’un enseignant sur deux a cessé le travail et fait le choix de perdre une journée entière de salaire. Cette participation, inégalée depuis des années, de tous les personnels de l’Éducation nationale à l’appel de toutes les organisations syndicales, est la réponse de nos professions à M. Blanquer qui reprend comme il l’avait déjà fait en 2011 sous le gouvernement Sarkozy, son entreprise de destruction d’emplois à l’Éducation nationale. La volonté du Ministre de récuser la colère en minimisant les taux de grévistes ne convainc personne et certainement pas l’opinion publique : 72% de nos concitoyennes et concitoyens soutenaient la journée de grève. Parmi les personnes interrogées dans ce sondage, nul doute que plusieurs reconnaissent les conditions d’études de leurs enfants dans des classes toujours aussi surchargées de la maternelle à la Terminale.

Ce déni de réalité et l’invocation perpétuelle à la confiance ne trompent donc plus personne sur les réelles intentions du gouvernement : développer discrètement en France des réformes inégalitaires pour les élèves et libérales pour tout le système éducatif. Pour atteindre ces objectifs, la volonté de mettre au pas les fonctionnaires est manifeste : mesure vexatoire avec le retour de la journée de carence, baisse organisée des salaires et des pensions, remise en cause des droits paritaires en CAPA et CHSCT.

La baisse relative des effectifs dans le département, qu’il convient d’observer sur le temps long de la démographie, ne doit en aucun cas se traduire par une augmentation des effectifs par classe ! Dans le premier degré, cette baisse, amplifiée par le non comptage des deux ans, aurait pu être l’occasion d’améliorer le taux d’encadrement et les conditions d’apprentissage dans notre département. En collège, les classes débordent, faute de moyens suffisants et les dédoublements, non cadrés nationalement et laissés à l’autonomie des établissements sur la marge, y sont insuffisants. Comment diversifier les pratiques et les situations pédagogiques dans l’ensemble des disciplines et assurer une inclusion satisfaisante des élèves en situation de handicap et à besoins éducatifs particuliers dans ces conditions ? Comment aider tous les élèves à construire du sens et à entrer dans les apprentissages ? Le droit à la scolarisation de tous les élèves, indiscutable, ne peut se réduire à des éléments de langage refusant la prise en compte de la réalité, des difficultés ou des obstacles rencontrés par les personnels et les élèves. Une inclusion réelle et réussie implique des moyens, des lieux adaptés, des professionnels préparés pour accompagner les jeunes et des personnels enseignants correctement formés.

Pour le premier degré, nous contestons que lors des ajustements de carte scolaires, des aides pédagogiques à l’année n’aient été accordées qu’en nombre limité, et dans plusieurs cas seulement à la hauteur d’un demi-moyen. Or nous constatons chaque année l’élévation du seuil pour obtenir un moyen supplémentaire en ajustements, les moins de trois ans n’étant plus comptés du tout sauf en REP et en quartiers « politique de la ville », même lorsque ces élèves sont présents dans l’école. Cela pose question avec la prochaine instauration de l’instruction obligatoire à trois ans. L’institution ne doit pas refuser aux familles la scolarisation à la date anniversaire. Il est inimaginable qu’une loi empêche la prise en compte des élèves de moins de 3 ans lors de la carte scolaire à venir. La FSU dénonce les possibles incidences de la loi « école de la confiance » et de « l’instruction obligatoire à 3 ans » en termes de financement du privé et de l’enseignement confessionnel. Elle s’adressera aux parlementaires sur ce sujet.

La rentrée 2018, c’est aussi la mise en oeuvre de réformes verticales des LP et des LGT, auxquelles la profession - qui n’a été ni consultée, ni écoutée - s’oppose, tant elles vont à l’encontre de ce dont nos élèves ont besoin. Pire, leurs modalités concrètes, les contenus enseignés et les organisations qui en découleront ne sont dévoilés qu’au compte-goutte et demeurent encore largement opaques. Aucun point d’étape académique n’a été fait sur la mise en oeuvre complexe des réformes au lycée professionnel et au lycée général et technologique. Où sont les informations concrètes sur la carte des réseaux des lycées publics dont nous ne connaissons toujours pas les périmètres exacts ? Où sont les informations précises concernant la carte des enseignements de spécialités et les modalités de choix des élèves ? Où sont les informations sur leurs conséquences sur les postes alors que les mesures de carte scolaire seront discutées dès le premier trimestre 2019 ?

La FSU n’acceptera pas que la création des écoles du socle signe la fin des petites écoles de proximité et d’un Service Public d’Education présent dans tous les territoires. Elle n’acceptera pas davantage un changement du statut des directeurs d’école.

Ce pilotage à vue, à toutes les échelles, et l’absence de réelle concertation avec la profession, exerçant au quotidien sur le terrain, augure bien mal d’une véritable école de la confiance. Pire, le manque de transparence associée à des dérives managériales – voire des pressions inacceptables sur les personnels – semblent devenir un mode de gouvernance dans certains établissements, générant inquiétude et souffrance dans une profession qui se sent de plus en plus méprisée et dévalorisée, alors qu’elle va devoir affronter une charge de travail inégalée avec la mise en oeuvre de nouveaux enseignements et de nouveaux programmes.

La FSU demeure résolument attachée au dialogue social dont la qualité doit demeurer un atout pour le Service Public d’Education dans notre département. La rentrée 2019 s’annonce cependant plus mouvementée qu’aucune autre dans l’académie et notre département puisque le schéma d’emplois sera défavorable alors que les effectifs académiques seront à la hausse notamment si le flux positif depuis le réseau privé, constaté contre toute attente à cette rentrée 2018, se confirme.

Toujours en rapport avec le dialogue social dont nous sommes partisans, il nous apparaît inadmissible la fin de non-recevoir du Conseil départemental auprès du collectif de défense du collège Beaufeuillage , accompagné par les organisations syndicales dont la FSU, qui avait obtenu, lors de l’audience du 4 juillet 2018 auprès du Conseil Départemental, que deux scénarios soient envisagés pour la sectorisation des collèges de l’agglomération briochine à la rentrée 2020 : un premier, déjà connu, avec la fermeture du collège Beaufeuillage et un second, à travailler, avec le collège Beaufeuillage maintenu. Or, le lundi 12 novembre à 17h30, lors de la remise par le collectif de défense des 2600 signatures de la pétition demandant le maintien du collège à Mme Balay-Mizrahi, Vice-Présidente du Conseil Départemental chargée des affaires scolaires, nous avons appris l’abandon définitif, sans aucune concertation, du second scénario. La FSU réaffirme qu’il n’y aura pas de collège en trop sur Saint-Brieuc et qu’à terme, il faudra bien maintenir tous les collèges de l’agglomération avec des établissements à taille humaine (même après la livraison du collège de Hillion). Le Conseil Départemental avait promis que nous serions associés à toutes les réflexions, force est de constater que cela n’a pas été le cas et qu’il n’y a pas de réel dialogue social entre le Conseil départemental et les citoyens qui subissent les conséquences de ses décisions.

En conséquence, la FSU continuera à soutenir le collectif de défense du collège et à exiger le maintien du collège Beaufeuillage. En résumé, remise en cause du statut des fonctionnaires, salaires et retraites diminués, réformes contestées du bac, du lycée général et technologique, du lycée professionnel, pression aux heures supplémentaires, remise en cause de la professionnalité et de la liberté pédagogique des enseignants du premier degré, réforme inacceptable de la formation initiale, classes surchargées de la maternelle à la Terminale : la FSU proposera des suites les plus unitaires possibles à la grève du 12 novembre et appelle dans l’immédiat l’ensemble des collègues à s’exprimer en participant aux élections professionnelles du 29 novembre au 6 décembre.

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Motion collège Beaufeuillage

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